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Une nuit marquée par le sang et les cris... [LIBRE]

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Mar 7 Mar - 2:52
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La nuit est faite pour dormir. Généralement à ce moment de la journée, les animaux se reposent, les oiseaux nocturnes hululent et les créatures de la Forêt Noire font... Ce qui leur plait, je n'ai pas spécialement envie de savoir quoi exactement et c'est tant mieux pour moi! Et les élèves? Eh bien, comme les professeurs, s'ils ne dorment pas, ils sont dans leurs dortoirs, enfin... pas tous. On va dire que c'est le Destin qui a voulu que je me lève pour aller aux toilettes du second étage suite à une envie pressante car ceux du sixième était fermé pour raison de tuyauteries bouchées. Ou alors un simple hasard, je ne saurais le dire, je n'étais pas bien réveillé de toute façon et à en croire l'horloge de l'école qui se mit à résonner pile quand j'étais en train de faire ce que je devais faire, il devait être 3heures du matin. Une heure à rester couché si vous voulez mon avis... Soulagé de ne plus être obligé de courir partout, je retournai tranquillement vers les escaliers mouvants et pris le chemin pour aller au septième étage quand un miaulement me fit sursauter et dégringoler la moitié des marches après avoir glissé sur l'une d'entre elles. Fichues chaussons!? A présent, j'étais grognon, mal réveillé, les oreilles encore bourdonnantes, les yeux qui picotent et un mal de dos pas possible, en plus de gacher mes journées, on foirait mes nuits maintenant! Dépité, je me penchai sur la rambarde pour voir d'où venait le miaulement tout en retirant mes chaussons, certes, chauds et confortables, mais pas du tout adaptés aux sols lisses. Il était juste là, assis devant le couloir menant au troisième étage, le regard goguenard et le poil blanc. Le chat d'un Serpentard qui avait la triste réputation de faire ses griffes sur vos bras et ses crocs sur vos mollets... Un peu comme son maitre. Malheureusement, le règlement exigeait que les animaux restent enfermés dans les dortoirs la nuit. Un soupir s'échappa de mes lèvres, une nuit de foutue, j'étais bon pour avoir des remarques inintelligentes de la part des profs au sujet du sommeil. Le miaulement qui répondit à mon air défaitiste ressemblait plus à un grognement de chien qu'au miaulement rauque du félin, il ressemblait vraiment à son maitre, c'est dingue! Lentement, je descendis les marches, faisant en sorte de ne pas le brusquer. Le plan était simple: Je l'attrape, je l'amène au directeur des Serpentards, je lui explique ce qui s'est passé puis je retourne me coucher avant que cela ne soit impossible! Hélas, le tas de poils blanc vivant ne comptait pas rendre la tâche facile et s'enfuit dés que je fus à 5 mètres de lui. Je m'élançai à sa poursuite sans attendre, ignorant la morsure froide des pavés sous mes pieds. Il n'y a pas à dire, un chat, c'est mesquin, et ça a un très bon sens de l'orientation! Je ne sais pas combien de tours on a fait autour de la statue de la sorcière Borgne mais plus d'une fois j'ai failli finir comme cette dernière à force de manquer de peu les coins du piédestal. Finalement, je parvins à le choper par le col dans la salle des armures, sous les applaudissements de ces dernières qui n'avaient pas perdu une miette du terrible combat qui nous opposait! Rouge comme une tomate, le bras déjà en charpie et les larmes aux yeux à cause de la douleur, je quittai la pièce en priant pour qu'on ne tombe pas non plus sur un professeur désagréable, enfin un enseignant tout court, ou pire, l'infirmier... C'est alors que je les vis.

J'aurais dû filer, alerter l'école, faire une action héroique ou je ne sais quoi d'utile, mais je n'y parvenais tout simplement pas. Une des faces du socle de la statue ouverte, je voyais, impuissant, des individus, des intrus, pénétrer dans le chateau. Je ne regardais pas leurs visages, seuls les éclats froids des poignards et pistolets ainsi que la froide lumière des baguettes, attiraient mon attention. C'était la première fois que je voyais des armes, que je voyais une invasion tout court. Et pour la première fois, je ne me sentais plus à l'abri à Poudlard... Le chat, que j'avais complètement oublié, profita de l'occasion pour me planter ses griffes dans la chair déjà martyrisée et me lacérer suffisamment profondément pour me faire lacher prise sur son cou et pousser un cri de douleur. Stupéfait par la bestialité de l'animal, je le regardais décamper en feulant puis mon bras et ma main dont le sang coulait au point de me faire palir. Même en sachant que la blessure n'était pas importante, c'était un chat après tout, le saignement était impressionnant! Puis je remarquai les regards braqués sur moi, et les canons des pistolets pointés dans ma direction. Que faire? J'avais ma baguette dans ma main encore intacte, si je levais les mains, ils allaient me canarder, la lacher serait facile mais je sentais qu'il valait mieux que je la garde. Ils devaient bien voir que j'étais mort de trouille, je pense que je me serais fait dessus en les voyant d'ailleurs tant je suis paniqué, car certains se mirent à se concerter. Je n'entendais pas grand chose à cause de la distance mais je n'avais pas besoin de ça pour comprendre ce qu'ils se disaient: tout ça allait mal finir et j'allais être le premier à y passer, mais comme un clochard dont personne ne se préoccupe. C'était la triste vérité, même mon cri n'avait alerté personne alors le meurtre d'un enfant... Tout ce que je voulais, c'est que ce soit rapide. Certains ne semblaient pas d'accord à en croire leur traits, peut-être voulaient-ils faire de moi un exemple, mais à en croire leur effectif et leur armement, ils n'étaient pas là pour jouer au chat et à la souris: ils étaient là pour faire un massacre. L'un d'eux trancha l'affaire en s'approchant de moi, mettant fin à la discussion à en croire leur déplacement vers les escaliers, quant à l'homme, il continua d'avancer, son couteau à peine caché. Je me mis alors à reculer jusqu'à ce que mon dos rencontra le mur froid. Un frisson de terreur remonta ma colonne. Je ne tardai pas à craquer devant son air impassible et son regard déterminé:

-Je-j'ai rien fait, je dirais rien, j'vous le jure!

-Chhht, je te promets que ce ne sera pas douloureux...

-J'avoue, je suis un s-sang-pu-ur mais... mais j'ai jamais frappé un sang-mêlé et...

-Chhhhht.


Ce furent ses dernières paroles tandis que sa main m'enserrait la gorge, lentement, trop lentement pour que cela soit indolore. Le souffle quasi-inexistant, les poumons en feu, je tenais son poignet de mes mains, abandonnant ma baguette au sol. Les larmes ne tardèrent pas à inonder mes joues tandis que mon cerveau devenait cotonneux, rendant mes pensées de plus en plus incohérentes et chaotiques. Mourir était si facile, il suffisait de fermer les yeux et j'abandonnais tout mes soucis ici pour... pour je ne sais quoi d'autre de meilleur. C'était si simple... C'est alors que ma mère apparut devant moi, souriante, assise dans un fauteuil roulant, ses cheveux longs rouges attachés à une longue tresse. Cette image me ramena à la raison et quand je vis la lame se rapprocher de moi, je laissai mon corps agir d'instinct. Ignorant la douleur, animé par l'adrénaline, j'empoignais l'arme sans plus de façon, remarquant à peine que le poignard avait traversé ma paume gauche tandis que ma main droite sanguinolente plantait ses ongles dans le poignet de l'inconnu. Après une brève lutte, il grogna et lacha ma gorge pour me coller une claque retentissante, m'envoyant au tapis sans aucune pitié. Ce qui est bien avec l'adrénaline c'est qu'on ne sent presque plus rien, la douleur, la peur, vraiment rien, c'est alors l'instinct qui vous guide. Inconscient de mes actes, je me levai et me trainai dans la salle des armures et des trophées dont l'entrée était suffisamment proche pour que je puisse m'y réfugier. L'étranger ne tarda pas à me rattraper et à me frapper du pommeau de son arme entre les omoplates, me faisant à nouveau tomber par terre. Il ne réalisa pas tout de suite qu'il venait de me sauver la vie sauf quand l'armure à coté de nous se mit à bouger et à lever bien haut sa hache. Je ne perdis pas de temps et me mis à ramper, contournant une étagère pour me protéger. Un jour, je devrais remercier le gamin qui a ensorcelé ces deux ou trois armures pour qu'elles décapitent les gens proches d'elles. Cette pensée glauque me troubla tandis que la tête roulait un peu plus loin après une brève lutte. Sous le choc, l'idée de rester ici ne me parut pas aussi bonne que je le croyais, je repris donc la route alors que mes muscles commençaient à hurler de douleur. A nouveau sur mes jambes, je ramassai ma baguette et trainai des pieds vers le grand escalier lorsque mes genoux fléchirent, me faisant m'affaler contre le mur. Tremblant comme une feuille alors qu'il ne faisait pas énormément froid, les yeux rivés sur la statue de la Borgne, je ne remarquai même pas que le chat blanc qui m'avait déchiqueté le bras venait de se coucher contre moi après avoir pris le temps de se frotter sur mes jambes. Je ne pensais plus, n'entendais plus, j'étais passé au-delà de la fatigue et la simple chose que je constatais actuellement était qu'il y avait d'autres lumières dans le passage secret...
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Mer 8 Mar - 13:00
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La peur. Le sang. La mort. Rien ici ne me prépare à ce que je vais devoir affronter lors des prochaines heures. Je ne me doute pas une seule seconde de ce qui se prépare dans l'ombre, et de ce qui va se passer cette nuit. Si j'avais su , peut-être que… que quoi ? Aurais-je pu faire quelque chose pour changer le destin de Poudlard en ce moment-même ? Peut-être aurais-je pu me cacher dans un coin pour rester en sécurité ? Mais pouvait-on vraiment être en sécurité avec l'assaut de notre école ? Rien n'est moins sûr.

Encore innocente, sans savoir ce qui se déroule en ce moment-même parmi la résistance, et profitant d'un de mes derniers instants de fête avant la tragédie, me voilà au milieu d'un couloir du troisième étage, une bouteille de Whisky-Pur-Feu dans la main, la moitié du liquide se baladant à présent joyeusement dans mon propre sang. Sortant tout juste d'une de ses soirées endiablées auxquelles je suis invitée, je me prépare à rejoindre mon propre dortoir dans les cachots, afin de finir ma nuit et de pouvoir décuver de tout l'alcool que j'ai pu ingérer.
Bras dessus-bras dessous avec un autre étudiant de Serpentard de Sixième Année tout aussi fêtard que moi, Nicholas Williams, avec lequel je me retrouve bien souvent à participer à ses réjouissances quotidiennes, j'essaie de marcher tant bien que mal, avalant comme pour me donner du courage et de l'équilibre gorgée après gorgée de ma bouteille tenue fermement contre moi. Je m'appuye contre une fenêtre aux cristaux colorés formant une mosaïque, et, me cognant le front en essayant de poser ma tête contre la vitre, je m'arrête quelques instants pour contempler la nuit noire recouvrant le château. Le ciel est étoilé aujourd'hui. La Lune, presque pleine, semble me narguer, comme pour me rappeler que je suis sujette à ses changements et que j'ai intérêt à prendre encore aujourd'hui ma potion pour éviter le désastre. Je grimace, et avale encore une bonne rasade d'alcool, souhaitant oublier cette malédiction, avant de me mettre à rire bêtement.

Perchée sur mes talons de 19 centimètres, vêtue d'une robe noire moulante, qui dévoile l'intégralité de mon dos et une bonne partie de mes cuisses, je tente de faire un pas après l'autre avec difficulté, l'alcool n'aidant pas à me faire tenir debout. M'appuyant à moitié contre Nicholas et à moitié contre le mur contre lequel je suis affalée, j'essaie du mieux que je peux de rejoindre mon dortoir. Un bref instant, je pense à la possibilité de se faire attraper par le concierge ou un des préfets. Eventualité que je balaye d'un coup de main, qui se termine contre le mur et me fait pousser un petit cri. Peu importe, à vrai dire, de finir le prochain mois en retenue. Tout cela en valait totalement la peine, et il ne faut pas oublier que c'est un moyen comme un autre de faire encore parler de moi.
Un bruit se faire entendre dans un couloir peu éloigné de nous. Je sursaute, et m'écroule de tout mon long sur le sol froid en pierre, m'écorchant au passage le genou droit. Un mince filet de sang coule le long de ma jambe, que je contemple avec fascination. Nicholas me sort de ma torpeur en me remettant sur mes pieds, et je le regarde, un air ébahi sur le visage.
"Je veux aller là-bas, je pleurniche, en désignant d'un mouvement de tête l'endroit d'où semble provenir le bruit. Je suis sûre qu'il y a quelque chose à voir !"
Je me redresse, et lève les bras au ciel :  "Une fête ! Un feu d'artifice ! J'adore les feux d'artifice…"

Ravalant une bonne goulée de Whisky-Pur-Feu, renversant au passage la moitié de mon précieux liquide ambré sur ma robe, j'avance en zigzagant en direction du passage menant à la statue de la Sorcière Borgne. Je me retourne vers Nicholas, et je souffle :
"Allez, tu viens ?"
Le grincement des armures ensorcelées se fait entendre, et je rigole, persuadée d'entendre là le prémice d'une nouvelle festivité. Je sautille de quelques pas, avant de m'étaler de nouveau par terre. En gloussant, je commence à ramper sur le sol, n'étant plus qu'à quelques mètres de la statue de la Sorcière Borgne.
Ridicule, vous avez dit ? Pour ma défense, il me semble avoir remarqué être beaucoup plus sujette aux effets de l'alcool lorsque la pleine lune approche. Ou, peut-être est-ce simplement en raison du fait que je bois beaucoup plus en cette période funeste, cherchant une opportunité d'oublier les prémices de ma transformation sur mon corps, je ne sais plus.
Je vois une silhouette avachie contre le mur en face de moi. Je souris largement, et, toujours en rampant, je me dirige vers elle.

"Douglas ? Ethan Douglas ?", je m'exclame en voyant qui est la personne qui se tient en face de moi. Vraiment ? Je connais ce type surtout pour être l'attrapeur de Poufsouffle et le souffre-douleur attitré de nombreux Serpentards. Il faut dire que, voyant sa tête d'abruti, on comprends tout de suite pourquoi. C'est étrange pourtant. Sa famille a une excellente réputation dans le monde sorcier, et il me semble avoir déjà vu ma mère inviter ses parents aux différents galas qu'elle organise dans notre manoir londonnien tout au long de l'année. Ce garçon aurait dû être au centre du pouvoir, à mes côtés, pas subir les brutalités des élèves de ma maison.
En m'aidant de la paroi, je me relève tant bien que mal, et, tout en riant, je souffle :
"Hé, Douglas. Tu te décides enfin à quitter ton terrier et à rejoindre la haute-société de Poudlard ?"
Sa place est parmi nous, de mon avis. Si je ne lui ai jamais particulièrement parlé, mis à part pour lui lancer un ou deux maléfices pour faire rire les autres élèves, je pense qu'il pourrait rejoindre les élèves de mon rang. Je note dans un coin de ma tête d'essayer de le connaître un peu plus pour voir si il en aurait la stature. Oui, je sais, je pense que je suis d'humeur particulièrement généreuse aujourd'hui.
Je passe la tête à travers le passage qui se dessine derrière la statue de la Sorcière Borgne, et, en apercevant les lumières qui se dessinent au loin, je tape dans mes mains.
Je savais par  desrumeurs qu'il y avait un passage secret par ici. Mais j'étais persuadée que, suite à la guerre, il avait été condamnée, et je n'avais jamais cherché à le découvrir. Je penche la tête sur le côté, et lance à Douglas :
"Hé ! C'est par ici la fête ? Oh ! Je sais ce que c'est ! Une discothèque clandestine !"
Un grand sourire béat se dessine sur mon visage, et je me tourne vers Nicholas, qui, les sourcils froncés, semble se préoccuper davantage de son chat dans les bras du Poufsouffle que de la fin de soirée merveilleuse qui s'annonce dans mon esprit.
"Bon, tu viens ? Ca l'air génial dedans !"
Je lance un regard à l'intérieur, attendant que mon compagnon se décide à me rejoindre.

Adossée contre le mur en pierre, je me rends rapidement compte que les lumières que je vois à l'intérieur semblent s'approcher de plus en plus de nous. Je détourne la tête et ferme les yeux, toutes ces lueurs qui bougent me donnant, en raison de mon ébriété, la nausée.
Je me laisse tomber à côté de Douglas, et plonge mes yeux rendus vitreux par l'alcool dans les siens.
"Tu saignes.", je fais remarquer d'une voix tremblante, en désignant sa blessure.
Les bruits semblent se rapprocher de nous. Un bref instant, je me dis que la fête secrète est terminée. Je secoue la tête, et, en voyant la tête de traumatisé du Poufsouffle, je me dis qu'il y a un hic. Quelque chose qui aurait dû me mettre la puce à l'oreille dès le début. Je n'étais pas invitée. Il y a quelque chose de pas normal ici.
Nicholas se positionne devant le passage, les bras croisés, son chat se frottant allégrement contre ses jambes. Il semble regarder avec une curiosité que je ne lui connais pas les personnes auxquelles appartiennent les bruits de pas qui se rapprochent. Un homme, suivi d'une femme, sortent de l'ombre et lui font face. Ils pointent un objet moldu en sa direction. Je crois qu'on appelle ça un pistorel, ou quelque chose comme ça. Je l'ai déjà vu dans les journaux, qui nous préconisaient de faire attention à ça. Je ne connais pas son utilisation. Est-ce quelque chose pour faire la cuisine ? Une baguette magique pour moldu ? …Une arme ?...

PAN.

Un bruit sonore, un bruit de mort, me fait sursauter. Je place mes mains sur mes oreilles, effrayée. Une larme coule le long de ma joue. Je ne comprends pas. Du sang. Tellement de sang. La scène à laquelle je viens d'assister repasse en boucle dans ma tête. Nicholas, debout face à ses assailleurs. Une explosion sortant de leur pistorel. Sa tête qui explose de vant moi. Ma robe est couverte de sang et de cervelle. De son sang et de sa cervelle.
Je ne comprends pas.
Je suis perdue.
J'ai peur.
La femme se tourne vers moi et Douglas. Je devine qu'ils vont nous faire la même chose. J'aimerai crier, mais je ne peux pas. J'attrape du bout des doigts ma baguette rangée dans les plis de ma robe. Une autre larme roule sur mon visage.
D'une vois rauque, je murmure, à peine audiblement, le premier sort qui me vient à l'esprit : "Fumos."
Une fumée grise sort de la pointe de ma baguette, et recouvre rapidement le couloir.
Je ne vois plus à quelques centimètres de mon propre nez. Mais, pour me réconforter, je sais que c'est la même chose de leur côté. A quatre pattes, en essayant de ne faire aucun bruit malgré le fait que mes bras se cognent incessamment contre les murs, j'essaie de m'enfuir. Je ne sais pas où est Ethan. Je ne sais pas s'il m'a suivie, s'il est resté, s'il est parti dans la direction opposée.
Une chance que je connaisse Poudlard comme ma poche. Les paumes de ma main touchent le granit d'une statue. En me redressant, je me faufile derrière la majestueuse oeuvre en pierre, espérant pouvoir ici être en sécurité jusqu'à l'arrivée des professeurs. Sont-ils au courant de ce qui se passe ici ? Intérieurement, j'espère que les secours seront là en l'espace de quelques instants.
Je me laisse tomber derrière la statue, et, essayant de calmer les battements effrenés de mon corps, j'engloutis le reste de ma bouteille de Whisky-Pur-Feu que je n'ai pas lâchée depuis le début, sentant avec délectation la brûlure dans ma gorge et mon esprit s'embrumer pour ne plus repenser à ce qui vient de se passer. Je ferme les yeux. Je ne pense plus à rien. Je veux juste me laisser aller, ici, derrière cette statue, et rester paisiblement. Vais-je mourir dans ce couloir ? Sans doute. Alors autant que ce soit doux et non-douloureux.
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Dim 19 Mar - 20:54
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Isolé dans ma bulle, les sons semblaient étouffés, peinant à atteindre mes oreilles, les mouvements étaient lents, presque invisibles. J'étais seul sans l'être vraiment, le regard vitreux, fixé sur une source de lumière vacillante provenant de la statue au passage secret ouvert. L'esprit embrouillé, je n'arrivais pas à mettre deux pensées cohérentes l'une derrière l'autre, j'étais mou et lourd, paralysé, à peine rassurer par la masse de poils ronronnante sur mes genoux qui me confirmait une chose: j'étais en vie. Mais même ça, je ne le comprenais pas! Et pourtant, il y a eu un bruit, un petit cri, une sorte de gémissement en fait, pas loin, hors de mon champs de vision. Puis il y a eu des éclats de voix, voix que je ne reconnaissais pas ni que je comprenais. Etait-ce les rebelles qui revenaient sur leurs pas? M'attendant à voir mon heure arriver, je penchais la tête sur le coté. Je ne suis peut-être pas doué en magie et je fais honte à mon sang, mais je ne comptais pas me laisser abattre sans regarder la mort en face. Pourtant, ce n'était pas des moldus armés de pistolets -il faudra un jour que je remercie mon prof d'étude des moldus, j'ai appris beaucoup de choses avec lui- qui venaient vers moi mais un ange. Les cheveux blonds, les yeux bleus pénétrant, elle rampait, ce qui était bizarre pour un messager divin mais qu'importe tant qu'elle m'emmène. Décidément, la Mort est bien douce! Et bien jolie, je ne pensais pas que les anges s'habillaient aussi peu et indécemment, mais c'est agréable à regarder alors je ne vais pas m'en plaindre. Si je n'étais pas aussi lasse, je lui aurais tendu les bras mais une fois de plus, comme à chaque fois que je vis un bon moment, quelque chose chamboula la situation et me ramena à la réalité: Sa voix.

"Douglas ? Ethan Douglas ?"

Oh merde, c'était Ruby Dawson! La bulle dans laquelle s'embourbait mon esprit éclata sous le choc et ce dernier se mit à carburer sans attendre. Très vite, je relevais les yeux vers son visage en espérant qu'elle n'avait pas remarqué où mon regard flottait pendant qu'elle se trainait jusqu'à moi. Bon sang, mais qu'est ce qui m'a pris? Et je suis où au fait? Perdu, mon regard redevint vitreux, fouillant les lieux à portée de vue pour essayer de comprendre. Insouciante de la situation, j'en étais sûr, chaotique dans laquelle l'école était, celle que j'avais pris pour un ange se remit à parler en riant.

"Hé, Douglas. Tu te décides enfin à quitter ton terrier et à rejoindre la haute-société de Poudlard ?"

Son haleine puait l'alcool à des kilomètres et pourrait assurément s'enflammer si on mettait une flamme devant. Mon nez sensible se fronça, supportant moyennement l'odeur agressive. Etais je sorti pour aller me noyer dans la débauche et la disgrâce? Il me semble que non. Je suis en pyjama alors qu'elle est en tenue de soirée. Crise de somnambulisme? Je n'ai jamais été sujet à cela, réfléchis Ethan, ce que tu viens de vivre a dû être particulièrement fort pour que tu ne t'en rappelles pas!

"Hé ! C'est par ici la fête ? Oh ! Je sais ce que c'est ! Une discothèque clandestine !"

Clandestine... Non, c'était pas ça, bon sang, ce que j'aurais aimé me gifler pour me remettre les idées en place! Furieux contre moi-même, je ne remarquai pas que ma main gauche s'était arrêté de caresser les poils du chat, animal qui appartenait à quelqu'un mais qui déjà? Pas spécialement heureux que j'arrête ce que je faisais, le félin se mit à miauler, ou plutot aboyer. Alors le déclic se fit dans mon crane! J'étais sorti pour aller aux toilettes et j'avais croisé Capucin, le chat de... Oh... Nicholas, il était là aussi, tout près de Ruby, aussi défoncé qu'elle mais suffisamment lucide pour voir que son chat était sur MES genoux. S'il était clean, il m'aurait surement déboité la machoire, ou alors usé d'un sort interdit à l'école: on ne prenait pas Capucin sur nos genoux, c'était la règle. Pourtant, je n'avais rien fait pour l'avoir là! Mais ça, son propriétaire ne le comprendra pas, Capucin ne va jamais de lui-même sur les cuisses des autres...

"Bon, tu viens ? Ca l'air génial dedans !"

Ruby est toujours en plein bad trip bisounours. J'aimerais lui dire que ce n'est pas ce qu'elle pense, que c'est dangereux, qu'il faut prévenir les professeurs. D'ailleurs, pourquoi ils ne sont pas là? La réponse se fit bien vite, l'architecture de l'école et l'épaisseur des murs faisaient que ce qui se passait dans un couloir ne pouvait être perçu dans d'autres. Autant dire qu'on était dans la bouse de dragon jusqu'au cou si aucun n'allait chercher un prof... Un mouvement de la part de l'adolescente attira mon attention, visiblement, l'alcool la rendait malade, j'espérais qu'elle n'allait pas vomir car passer à l'infirmerie était impossible, enfin ce n'était pas une priorité quoi. Elle appuya son dos contre le mur sur lequel j'étais posé et me rejoignit par terre, c'est alors qu'elle me regarda. J'étais fatigué, elle était ivre, pourtant on avait le même regard, c'est bizarre.

"Tu saignes."

Mes yeux se posèrent sur mes mains, ce ne fut pas l'état des manches qui m'impressionnait mais le poil rougi et humide du chat blanc qui quittait mes jambes pour suivre son maitre, on aurait dit qu'il avait reçu un grand verre d'encre rouge sur le dos! Je ressentis alors une profonde brulure dans la chair à vif où la poussière et les poils n'avaient pas tardé à s'installer. Au moindre geste, des larmes embuaient mes yeux mais je ne gémissais pas. Ou plutôt je ne pouvais pas! C'est vrai, on avait tenté de m'étrangler, et moi j'avais... L'image d'un homme étendu par terre, décapité me fit frissonner d'horreur. Je chassai ce souvenir aussi désagréable qu'impossible en secouant la tête, ce qui accentua le début de nausée qui venait de me prendre. Le groupe que j'avais vu dans le tunnel venait d'atteindre la sortie, ce qui me fit craindre pour la vie de Nicholas qui ne bougeait pas. Dans un acte désespéré, je tentais de parler, ouvrant la bouche sans parvenir à prononcer un mot, j'étouffais sous la peur.

PAN.

J'aurais dû sursauter, j'aurais dû hurler, pleurer, supplier, fuir, je n'ai rien fait de tout ça. J'ai... cessé de réfléchir, ou plus exactement j'ai cessé de me fier à la peur. Le jeune homme tomba à la renverse, fracassant ce qui lui restait de crane sur les dalles dans un bruit sourd, le regard vide braqué sur nous. Intérieurement, j'espérais qu'il n'avait pas souffert, et vu son taux d’alcoolémie, ce devait être le cas. Quelques gouttes ont réussi à nous atteindre, tachant vêtements et visage. Une fois leur méfait accompli, le couple se tourna vers nous, arme fumante et toujours en main. Ruby fut plus rapide que moi pour prendre sa baguette, mais c'est normal, la mienne était tombée de ma poche un peu avant, elle devait être encore dans la salle des trophées.

"Fumos."

Le sort ne perdit pas de temps à agir, nous enveloppant dans un brouillard grisatre et dense. Eux ne pouvaient nous voir et nous non plus, c'était une bonne chose. J'entendis ma voisine partir à quatre pattes mais je ne la suivis pas tout de suite, j'attendais Capucin. Bizarrement, j'avais besoin de lui, là, tout de suite. C'est idiot puisqu'il ne m'aimait pas, il allait partir de son coté assurément, pourtant, c'est bien lui que je sentis contre mon bras. Mon cerveau carburait, je cherchais le moyen d'empêcher les modus d'aller plus loin, un groupe était déjà dans le grand escalier, peut-être même plus loin. Utiliser un des tableaux était risqué, ils ne pouvaient peut-être pas me voir mais fort bien m'entendre. Ruby en saurait peut-être plus que moi pour agir. Penser que cette sang-pur pourrait être utile me fit sourire, elle qui ne pensait qu'à se trainer dans la boue, vivre comme une sang-pure et s'étouffer dans la luxure, allait devoir se servir de ses méninges nécrosés par l'alcool... La situation était donc si désespérée que ça? Lentement, je me mis sur mes genoux et me trainai dans la même direction que la Serpentard mais je m'arrêtai à un moment pour prendre le temps de tracer une rune avec mon sang. Frotter ma main contre les pavés et la saleté me fit grimacer de douleur, je continuai néanmoins. Même si la rune n'allait pas être puissante à cause de mon état actuel physique et mental, elle pouvait les ralentir. Une fois Fehu, la rune de la chance et de la fortune, dessinée sous sa forme renversée, donc de malchance et infortune, je la contournai pour ne pas subir ses effets puis me relevai, me trainant jusqu'à la salle des trophées, le chat sur mes talons. La sensation de peser une tonne me donnait l'impression de marcher à la vitesse d'un escargot. Pourtant, je parvins rapidement à la salle des trophées où je récupérais ma baguette et le poignard de ma "victime", je n'arrivais toujours pas à croire que j'avais vraiment provoqué sa fin...

Maintenant, il fallait avertir les professeurs, je m'apprêtai à foncer vers le grand escalier quand je me rappelai de la présence de Ruby. J'étais responsable d'elle à présent, il était hors de question qu'elle subisse le même sort que Nicholas... Mais où était-elle? A taton, je la cherchai, me penchant de temps en temps et allant de droite à gauche quand un bruit de pas mit mes sens en alerte. Le groupe qui venait d'arriver avançait malgré la purée de poix! S'ils me tombaient dessus, je ne pourrais pas continuer mes fouilles, c'est donc avec inquiétude que je me réfugiai derrière une statue. Mon pied buta alors contre quelque chose de chaud et dur mais à texture molle, déséquilibré, je tombai sur un corps, celle que je cherchais était juste dans mon dos. Effrayé par la possibilité qu'elle se mette à hurler -on ne sait jamais, elle est ivre en même temps...-, je me retournai et plaquai ma main droite sur sa bouche, manquant de peu son visage, c'est ma main gauche qui parvint à obstruer celle-ci.

-Tais toi! Ils sont juste là!

Ma voix est rauque, faible, plus basse qu'un chuchotement. Ma gorge irritée peinait à moduler mon souffle et je fus très vite à moitié asphyxié. Calmant le début de toux qui me prenait et mon coeur palpitant, je jetais des regards sur les cotés de la statue, cherchant à voir un mouvement trahissant la présence des intrus mais je n'y voyais rien, évidement. Après quelques minutes, je reportais mon attention sur Ruby et vis où avait fini ma première main. En effet, ce n'était pas sa bouffe, clairement pas! Rouge comme une tomate, je la lachai pour la laisser respirer et se redresser. Examinant encore le couloir, je lui adressai enfin la parole comme le ferait quelqu'un de civiliser et pas comme il y a un instant.

-Dis, tu sais changer le mot de passe d'un passage secret?
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Mer 22 Mar - 23:10
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Ma tête tombe en arrière et se cogne contre la paroi en pierre derrière moi tandis que je me laisse peu à peu tomber à la dérive. Mes paupières se font lourdes, et je m'affale de plus belle contre le mur. Ma bouteille toujours serrée contre mon poing, je me sens bien, tellement bien, dans cet instant de flottement. Je ne sais plus qui je suis, je ne sais plus ce que je fais ici, je ne sais plus ce qui s'est passé à peine quelques minutes plus tôt. J'ai l'impression d'être… un papillon. Un papillon s'envolant pour rejoindre d'autres horizons plus calmes et moins tourmentés. Tout à coup, la perspective de mourir ne me parait plus aussi terrible.
J'ai froid. Je passe mes bras autour de mes genoux et je me recroqueville, essayant d'ignorer les frissons faisant trembler mon corps.
Je ne sais pas depuis combien de temps je suis ici. Ce pourraient être des heures commes des secondes. Je pense que j'ai perdu la notion du temps. Et, de toute façon, je m'en fiche. Je veux juste qu'on me laisse tranquille, ici et seule. Ce n'est peut être pas la mort spectaculaire que j'aurais espéré et qui m'aurait fait entrer dans l'histoire, mais au moins, ici, il n'y a personne pour me juger et à impressionner. J'aurais eu au moins le mérite de crever en étant moi-même, sans aucun artifice.
Il ne me manquerait plus qu'une cigarette pour être au summum du bien-être, et pour atteindre dans le nirvana les bras maternels de la mort.
Une mince larme coule le long de ma joue rose, tandis que je pense à ma famille endeuillée par ma mort prématurée. Ce seront bien les seuls à en ressentir du chagrin. Je sais parfaitement que je ne suis appréciée à Poudlard qu'en raison de mon statut de reine de l'école.
D'un geste maladroit, j'essuie la larme restée bloquée au niveau de mon menton, avant de me laisser encore plus glisser sur le sol. Ce n'est pas le moment d'être triste. C'est le moment d'accueillir à bras ouverts cette mort qui m'attend.
L'alcool commençant à se faire ressentir de plus belle à l'intérieur de mon organisme, je me laisse guider et embrouiller par ses effluves de plus en plus puissants et anesthésiants, jusqu'à finir complétement amorphe. Je sais que je vais m'endormir, et que quand je vais me réveiller, tout sera terminé. Je serais dans un nouveau monde, dans une nouvelle vie. Je me laisse aller, sans penser à rien, et je ferme les yeux, bercée uniquement par ma respiration qui se fait de plus en plus calme.

Ouille.

Je sursaute, du moins autant que peut me le permettre mon état végétatif, et ouvre les yeux. Je ne vois rien, ma vision déjà troublée par la fumée épaisse recouvrant le couloir étant totalement embuée par ce trop plein d'alcool. Je ne comprends pas ce qui se passe. J'ai senti comme si…. quelqu'un me tombait dessus ? Suis-je déjà morte ? Est-ce là le moyen d'entrer dans le purgatoire ? Ou alors suis-je punie par mes mauvaises actions passées ?
Une main se pose sur ma poitrine, tandis qu'une autre vient se placer sur ma bouche. J'essaie de tourner la tête, embrouillant mon cerveau alcoolisé par ce mouvement trop rapide. Une attaque. Un rapide souvenir me revient. Il y a une attaque à Poudlard. Je ne sais pas qui est la personne à mes côtés. Mais je suis certaine qu'elle ne me veut pas du bien. Je sers faiblement mes poings, avant de finalement renoncer à me battre. On dira de toute façon qu'avec mes vêtements, je l'avais cherché. Et ils auront sûrement raison. Il y a bien longtemps que je me suis rendue compte que mon corps ne m'appartenait pas vraiment. Je sais parfaitement que, au fond, je ne suis qu'une femme objet, un trophée de chasse, un moyen de passer le temps. L'amour tel qu'on le clame dans les livres n'existe pas, il n'y a que le sexe qui prime dans ce monde. Et, contrairement à la grande majorité des autres filles de Poudlard, j'ai su tirer parti de mon corps pour devenir quelqu'un. Qu'on vienne me prendre là, derrière cette statue, tandis que je suis trop abrutie par le whishy pour me défendre, ne changera pas grand chose à mon quotidien. Je n'aurais qu'à rester tranquille sans bouger, et attendre que ça passe, comme j'ai déjà dû le faire une paire de fois déjà avant. Oh, je sais ce que vous pensez, mais je ne me plains absolument pas d'être ce moyen pour les garçons de pouvoir se vider. Je peux même dire que, souvent, je suis même celle qui vient réclamer, et que, parfois, il m'arrive d'aimer ça. Je sais parfaitement que c'est ce qu'on attend que je fasse, et je me donne corps et âme au rôle que je me suis créée. Oui, je suis d'accord, je suis plus philosophe bourrée que de coutume.

Une voix que je peine à reconnaître traverse le bourdonnement de mes oreilles et me coupe dans mes pensées, tandis que je me prépare à me laisser faire sans un mot.
"Dis, tu sais changer le mot de passe d'un passage secret?"
Les mains qui me tenaient prisonnière lâchent leur étreinte. D'un mouvement lent et maladroit, je me redresse et me retourne. Je reste quelques instants sans bouger, essayant de m'habituer aux effets de l'alcool.
"Hein ?"
Ma gorge est sèche et ma bouche pâteuse. Je sursaute en entendant ma voix rauque et nonchalente. J'approche mon visage de celui qui me fait face, et fixe quelques longues secondes ses yeux bleus, avant de finalement comprendre qui est ici à mes côtés. Ethan Douglas. Comme dans un rêve, j'ai comme l'impression de l'avoir déjà croisé aujourd'hui. Que fait-il ici, au milieu de la nuit ? Il a une expression étrange sur le visage. On dirait presque qu'il a… peur ? Ai-je fait quelque chose que je risque de regretter, entraînée par l'alcool ?
Je tire toujours de façon aussi maladroite et saccadée sur ma robe qui s'est remontée pour dévoiler mes sous-vêtements et mon ventre plat, et me rend compte du tissu déchiré et maculé de sang. Mon sang ne fait qu'un tour, et, soudain remontée par une bouffée d'énergie, je prends Douglas par les épaules et se secoue, en soufflant : "Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Quelqu'un est mort ? "
Je me laisse retomber, mes joues trempées par ses larmes coulant en abondance sur mon visage formant des stries noircies de maquillage sur ma peau rendue dorée par un sortilège. Je prends ma tête entre mes mains et je commence à sangloter.
"Je savais que… que… je ne pourrais pas me contrôler… j'ai… j'ai tué… je suis… je suis… un montre… un putain de monstre… qui mériterait de mourir…"
Je relève la tête, la vision brouillée par la fumée, l'alcool et les larmes, et m'écrie, sans faire attention au bruit que je pourrais faire, en direction de Douglas : "S'il te plaît…. S'il te plaît… Dis moi que personne n'a vu que c'était moi… Garde mon secret… je t'en supplie…Je ferais tout ce que tu…"

Je n'ai pas le temps de terminer ma phrase qu'un bruit de pas précipités se fait entendre, aussitôt suivi par une voix grave.
"Vous avez entendu ? Les deux démons de tout à l'heure sont ici."
Je reconnais ce ton, et, immédiatement, il me frissonner intensément. Je ferme les yeux. C'est une des personnes que j'ai essayé de fuir en me réfugiant ici. Je mordille ma lèvre inférieure, tandis que les souvenirs embrumés et déformés me reviennent peu à peu. Une fête. Nicholas. Mort. Une attaque à Poudlard.
J'ai la nausée.
"Merde. ", je souffle dans un murmure à peine audible.
Je lance un dernier regard à Douglas. Un passage secret. Il m'a demandé si je savais changer le mot de passe d'un passage secret. Honnêtement, la réponse est non. Je n'ai jamais fait ça. Mais, je me souviens de, lors de mes premières années à Poudlard, une formule magique que prononçait ma soeur pour empêcher qui que ce soit d'entrer ou de sortir dans le cachot dans lequel je me réfugiais lors des pleines lunes qui rythmaient mon année scolaire. Une salle impénétrable, n'est-ce pas l'endroit idéal pour échapper à des assaillants sanguinaires ? Pour cela, il faudrait que je puisse me souvenir et reproduire le sortilège que prononçait Joyce, mais, pour l'instant, je considère que ce n'est qu'un détail.
Je sors ma baguette, soudain plus lucide que jamais. Il faut croire que l'alcool contribue à faire carburer mon cerveau. Il faudrait que je songe à en boire avant mes prochains examens.
"Cracbadaboum."
La tapisserie éloignée que j'ai visée tombe dans un bruit sourd. J'entends les pas qui étaient près de nous s'arrêter, et repartir en courant en direction du bruit.
Je murmure en bégayant à cause du Whisky Pur Feu à l'oreille de Douglas : "On… on fonce dans… dans la salle de… sortilèges…et… on s'enferme dedans en attendant qu'on… qu'on vienne nous sortir de là…"
Je sors en essayant de ne faire aucun bruit de derrière la statue, et me mets en position debout sur mes jambes tremblantes et vacillantes. En me retenant aux parois du mur, j'essaie de tenir l'équilibre, et commence à avancer.
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