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Ruby Dawson - Présentation /terminée/

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Messages : 37
Date d'inscription : 17/01/2017
Age : 20
Localisation : Derrière toi mon chou ♥
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Mar 17 Jan - 23:27
⌈ I'm the queen ! ⌋


T'es qui toi ?

Nom
Dawson.
Prénoms
Ruby Elizabeth.
Âge
16 ans.
Nationalité
Anglaise.
Sexe
Féminin.
Orientation Sexuelle
Hétérosexuelle.
Sang
Pur.
Groupe
Etudiants.
Profession
Etudiante en Sixième Année.
Baguette
Bois d'aubépine, crin de kelpy, 26.4cm, cassante.
Particularité
Loup-garou.
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Code:
Panty Anarchy × Panty & Stocking with Garterbelt






Physique

Cheveux : Longs et blonds, toujours impeccablement coiffés chaque matin à l'aide de la potion capillaire Lissenplis.
Yeux : Bleus, soulignés chaque jour d'un maquillage soigneusement préparé.
Peau : Légèrement halée grâce à un sortilège quotidien. Sans ce tour de magie appliqué chaque jour minutieusement, son teint est pâle, avec de longues cernes violacées.
Taille : 1m70 environ, souvent perchée lors des temps libres sur des talons d'une bonne dizaine de centimètres.
Corpulence : Mince, résultat d'un régime draconien qu'elle entretient chaque jour, auquel s'ajoute une heure de sport journalière dans le parc de Poudlard.
Style vestimentaire : Uniforme de Poudlard, qu'elle prend le soin d’accommoder à ses soins, c'est-à-dire en remontant sa jupe bien au-dessus du genou et en affichant un décolleté au-delà du raisonnable. En dehors des cours, Ruby porte des vêtements à l'aspect extravagant, tape-à-l'oeil et bling-bling, mais toujours affichant clairement le nom ou le logo d'une marque sorcière connue et reconnue, et mettant en valeur sa silhouette féminine.
Signes particuliers : Plusieurs cicatrices le long de son corps et une trace de morsure sur son bras droit, dues à sa lycanthropie, qu'elle prend le soin de masquer chaque jour sous une épaisse couche de maquillage. Si jamais quelqu'un remarque ces marques qui sillonnent sa peau, elle invente une histoire à ce propos avant d'esquiver rapidement le sujet.

Psychologie

->Vous avez tous en tête ce stéréotype de la pompom girl blonde, riche et populaire au sein de son école, chef d'une bande de filles plus superficielles les unes que les autres que l'on voit toujours dans ces films moldus américains. Ruby, c'est exactement ce genre de fille, mais version sorcière. La majorité des élèves de Poudlard la connaissent et entretiennent des ragots sur ses nombreuses frasques, ce qu'elle considère comme une preuve de réussite. Elle raconte à qui ne la connaîtrait pas presque toutes les filles de l'école voudraient lui ressembler, ou juste pouvoir un jour intégrer son gang, et que presque tous les garçons de Poudlard vendraient leur baguette magique pour juste échanger un baiser avec elle.

->Fêtarde et ne s'imposant aucune limite, elle participe à toutes les soirées qu'elle peut trouver, allant même jusqu'à s'incruster dans une salle commune qui n'est pas la sienne pour fêter la victoire d'une équipe de quidditch qui vient d'écraser sa propre équipe. Pour elle, tout prétexte est bon pour ingérer des quantités astronomiques de Whisky-pur-feu, pour fumer cigarette après cigarette, pour goûter à ces potions interdites qui réussissent à passer on ne sait comment dans l'enceinte de l'école et pour finalement se réveiller avec un inconnu à ses côtés.

->Aimant séduire et être séduite, elle adore flirter avec la plupart des garçons qui peuvent être à son goût, surtout si ce dernier s'avère être riche, populaire et sang-pur. Elle semble par ailleurs avoir un faible pour les joueurs de quidditch (des paris circulent d'ailleurs entre les élèves sur le temps qu'elle mettra avant d'avoir embrassé tous les membres des quatre équipes de Poudlard), et on peut noter son incapacité à rester plus d'un mois en couple avec le même garçon, enchaînant conquête sur conquête.

->Narcissique et imbue d'elle-même, elle passe une grande partie de son temps à prendre soin d'elle-même, passant plusieurs heures chaque matin dans sa salle de bain. Ce que ses camarades ignorent, c'est qu'elle use ce temps à se préparer à essayer masquer les signes qui pourraient donner des indices sur sa lycanthropie. Elle veut également donner le meilleur d'elle-même lorsqu'il s'agit de se pouponner, allant jusqu'à se faire subir un régime draconien pour ne plus grossir ou à essayer diverses méthodes douloureuses et inconfortables pour paraître sous son meilleur jour.

->Impulsive et provocatrice, elle dit la plupart du temps ce qui pourrait lui passer par la tête sans mettre un filtre par-dessus. Elle enchaîne par ailleurs idiotie sur idiotie, accumulant un bon nombre de punitions depuis sa rentrée à Poudlard, acceptant chaque occasion qui se présente et chaque défi qui lui est donné, agissant sans aucune maturité et avec une certaine autodestruction. Après tout, elle sait pertinemment que cela attirera irrémédiablement l'attention sur elle-même, quoiqu'on puisse en penser. Car Ruby apprécie et savoure chaque instant passé sous le feu des projecteurs, et ne peut pas s'empêcher de ramener le regard des autres élèves sur elle-même.

->Ruby sait toujours pertinemment ce qu'elle veut, et elle est prête à tout pour l'obtenir. Usant de stratagèmes mesquins et souvent puérils, elle n'hésite pas à se comporter comme une vraie garce avec ceux qu'elle méprise et qui se mettraient en travers de son chemin. Elle évite cependant la plupart du temps de se salir les mains en envoyant les filles de sa bande effectuer le sale boulot à sa place. Autoritaire et tyrannique, adoptant parfois-même un comportement frisant l'hystérie, elle compte bien montrer à tout le monde que celle qui fait la loi ici, c'est elle. Ce n'est pas pour rien après tout qu'elle s'est autoproclamée reine de Poudlard. Cependant, si elle désire vraiment quelque chose, force est de lui reconnaître qu'elle mettra tout ce qui est en son pouvoir pour l'obtenir, faisant étonnement preuve de patience et de persévérance pour arriver à ses fins.

->Passant auprès de la grande majorité des étudiants et des professeurs comme une blonde écervelée et avide de pouvoir, qui n'hésite pas à rabaisser ceux qui ne mériteraient pas son attention ou ceux qui sont rejetés par la société, Ruby n'a en vérité pas un mauvais fond. Elle fait juste ce que les autres attendent qu'elle fasse. Elle est en réalité naïve et très facilement influençable, et son attitude dépend totalement des personnes qui l'entourent. Si vous êtes seul avec elle, vous pourrez même, un bref instant, la trouver plutôt sympathique, avant que sa langue de vipère ne vous fasse une remarque acerbe vous rappelant qu'elle se considère comme supérieure à vous, comme si, au fond, elle cherchait à se protéger, à cacher une part sensible et affective qui se cacherait au fond d'elle.

->Sa plus grande crainte est que l'on découvre son statut de loup-garou. Elle est même totalement obsédée par ça, devenant parfois totalement paranoïaque lorsque quelqu'un commence à lui poser des questions un peu trop insistantes. Ce qu'elle considère comme un vraie malédiction la hante totalement, et elle évite pour cette raison de s'attacher trop personnellement à quelqu'un, de peur de le blesser. Elle sait qu'elle est dangereuse, malgré le soulagement provoqué par la potion Tue-Loup, et elle est en réalité terrorisée par elle-même. Elle est également terrifiée par le fait de pouvoir être rejetée en raison de sa condition.Son statut de Reine de l'école est en réalité un masque, qui lui permet, l'espace de quelques instants, d'oublier son mal-être envers sa lycanthropie. Son épouvantard est par ailleurs elle-même sous sa forme lupine.
Histoire

Je suis parfaite. Je le sais, je n'ai même pas besoin de cette horde d'admirateurs qui se pressent sur mon chemin pour me le dire. Après tout, ne dit-on pas que Poudlard est un royaume dont je suis la reine ? Fille la plus populaire de l'école, chef de la bande adulée pour ses membres que je choisis soigneusement, désirée par tous les garçons qui n'ont pas de la bouse de dragon dans les yeux. Voilà qui je suis. Je suis Ruby Dawson, et, même si moi-même je n'aurai jamais pensé devenir un jour celle que je suis à présent, voici mon histoire.

Je suis née le 17 Octobre, une journée tout ce qu'il y a de plus simple, en Angleterre, à Londres. Mon père, Fergus Dawson, était un médicomage spécialisé dans les virus magiques contagieux infantiles. Il tenait absolument que  l'instruction des sciences et de la médecine tienne une place importante dans notre vie quotidienne, et avait pour cela engagé dès notre plus jeune âge un précepteur chargé de nous apprendre les bases des sciences magiques. Il désirait sans doute que ses enfants suivent le même chemin que lui, et possèdent eux aussi la vocation de guérisseur. Il passait peu de temps chez nous, bien trop concentré dans ses recherches, à un point que je me demande sincèrement si St Mangouste n'était pas sa véritable maison.
Ma mère, de son nom de jeune fille Viviane Petterson, était, quant à elle, une ancienne mannequin anglaise connue et reconnue, ayant notamment défilé lors de sa jeunesse pour les créations des célèbres robes de sorcières Tissard et Brodette , et était devenue, suite à son mariage avec mon père, rédactrice des pages Mode et Style du magazine Sorcière Hebdo. Pour elle, ce qui comptait dans la vie étaient l'apparence extérieure et les mondanités, aussi organisions-nous régulièrement divers bals et galas dans notre manoir, auxquels je devais assister, vêtue d'une robe commandée par ma mère spécialement pour l'occasion, et saluer tous les invités qui sirotaient leur coupe de cocktail Écaille de Dragon, avant de m'éclipser sans faire aucun bruit et de me faire oublier pour le reste de la soirée. Ma mère voulait que, quelle qu'en soit la circonstance, ses enfants soient toujours impeccables en public, afin de montrer l'image d'une famille parfaite.
Je possède également un frère, plus âgé de six ans de plus que moi, aujourd'hui gardien de l'équipe des Chauves-Souris de Ballycastle, pistonné par les relations de nos parents, et une sœur de quatre ans mon aînée, actuellement en formation pour suivre les traces de mon père à St Mangouste.

Aussi loin que remontent mes souvenirs, mes parents ont toujours tout fait pour entretenir dans le monde sorcier une réputation de la famille parfaite.
De sang pur depuis cinq générations, ma famille, si elle était d'abord apparue neutre dans la guerre qui s'était déroulée avant ma naissance, avait rapidement pris parti du Seigneur des Ténèbres suite à la mort du Survivant. Je ne pense pas qu'il y avait là un véritable soutien pour les idées véhiculées par les mangemorts, mais je suis plutôt d'avis pour dire qu'ils cherchaient tout simplement à sauver leur peau. Réussir à se faire bien voir du Lord Noir ne peut, après tout, n'être que bénéfique par les temps qui courent, même si parfois j'aime me demander comment aurait été ma vie si ce certain Potter aurait survécu.
Après la guerre, avec mon père médecin, ma mère mondaine et leurs trois enfants blonds aux traits angéliques qui vivaient dans leur maison bourgeoise en plein cœur de Londres est vite devenue  l'icone-même de la famille sorcière par excellence, entretenant une parfaite réputation dans les médias.
Pourtant, je ne peux pas prétendre que c'était le cas. Lorsque l'on transpassait les murs, les frontières de cette douce illusion, on se rendait rapidement compte que cette utopie, peu à peu, se fendillait.
Bien vite, on voyait que mon père, trop pris par sa profession et ses responsabilités, fuyait dès qu'il pouvait notre foyer  pour se consacrer à la médicomagie, délaissant femme et enfants pour satisfaire pleinement sa passion. S'il a toujours été tendre et affectueux avec nous, bien que strict et sévère quand il le fallait, je regrette parfois de ne pas avoir pu le voir aussi souvent que je l'aurais désiré. Ma mère, quant à elle, était tellement préoccupée par l'idée d'entretenir cette perfection qu'elle ne se rendait même pas compte qu'elle traitait ses propres enfants avec froideur et mépris lorsque nous étions seuls. J'avais souvent eu l'impression qu'elle n'avait épousé mon père que pour son argent et son statut, et plus d'une fois j'avais pu la surprendre dans les bras d'un autre homme lorsqu'elle pensait être seule, mais peut-être essayait-elle juste de combler son ennui et d'oublier un mari qui la délaissait au profit de malades en tout genre.

Je ne peux toutefois pas prétendre avoir eu une enfance malheureuse, étant née dans une famille plus que respectable, et voyant tous mes caprices et fantaisies réalisés en quelques secondes par nos elfes de maison. Cependant, lorsque j'entends mes camarades parler de leur famille, je me surprend souvent à me demander si j'aurais été plus heureuse avec des parents plus attentifs, plus chaleureux et plus présents, bien que je me doute totalement que je n'ai rien à envier à beaucoup de personnes. J'avais même, pour ainsi dire, l'impression de nager dans le bonheur dans ma plus tendre enfance, n'ayant rien connu d'autre et trouvant ma famille tout ce qu'il y a de plus normale, et liant une complicité indéniable avec mon frère et ma soeur lorsque nos parents nous laissaient seuls chez nous. On me raconte souvent à quel point, petite, je respirais la joie de vivre et comment, en faisant toujours les quatre cents coups, je m'amusais et je riais dans notre maison aux décorations si parfaites, amenant un peu de gaieté dans l'univers froid et luxueux qui m'entourait.
Mais bien sûr, comme dans chaque histoire, il a fallu qu'un événement vienne bouleverser ma vie entière. Après ce tragique jour de vacances, qui était en théorie sensé être tout ce qu'il y a de plus banal, jamais plus je n'ai été la même, que ce soit mentalement comme physiquement.

Ce drame se déroula une belle nuit d'été, alors que nous étions en vacances dans le sud de la France dans une maison secondaire appartenant à ma grand-mère paternelle. J'avais sept ans, et j'écoutais avec avidité les récits que faisaient mes cousins et mon frère sur leurs aventures à Poudlard à ma sœur qui se préparait à faire son entrée dans la prestigieuse école. Chacun vantait les mérites de sa maison, tandis que je me demandais, avec envie, si moi aussi je pourrais un jour franchir les portes du château qu'ils me décrivaient, espérant de toutes mes forces que je montrerait rapidement des signes de magie. En dégustant notre thé glacé et en nous goinfrant de chocoballes, de patacitrouilles et autres sucreries, tout en regardant la lune ronde se refléter sur la mer, nous profitions du fait que nos parents se soient absentés pour se rendre à un bal non loin d'ici pour pouvoir nous coucher à une heure tardive, avec la complicité de notre grand-mère qui nous gardait. Je ne sais plus qui a émis l'idée de nous échapper du cottage et d'aller prendre un bain de minuit dans l'océan, prétextant que la pleine lune nous conférerait des pouvoirs magiques hors du commun, ni pourquoi nous avions décidé d'accepter cette proposition aussi loufoque que stupide, mais, une fois que nous avons vu notre grand-mère fermer les yeux, nous nous sommes enfuis en courant et en riant, et nous nous sommes faufilés sous la barrière qui nous séparait de l'extérieur.
Nous avons traversé la mince forêt de pins, esquivant les arbres qui se dressaient devant nous, avant de dévaler l'escalier de gré qui menait à la plage déserte et sombre et de finalement plonger dans l'écume salée de l'océan. Après quelques minutes passées à jouer dans les vagues, je me suis finalement assise sur le sable doré, et j'ai regardé mes cousins, mon frère et ma sœur s'amuser dans l'eau, tout en faisant sécher ma chemise de nuit brodée, m'endormant peu à peu. Peut-être que si j'étais restée un peu plus dans l'eau et que je n'avais pas laissé la fatigue guider mes gestes, peut-être que si j'avais été totalement alerte et prête à m'enfuir à toutes jambes, j'aurais pu éviter ce qui m'arriva. Mais, malheureusement, malgré toutes les hypothèses que je pourrais formuler, ce qui devait arriver arriva, et me maudit pour l'éternité.
Sentant mes yeux se clore peu à peu, je m'étais laissée bercer par les hurlements de loups qui brisèrent le silence de la nuit, pensant probablement que c'était ici le fruit de mon imagination annonçant un rêve dans lequel je sombrais peu à peu. Je ne me rendis pas compte non plus de la créature qui s'avançait, les yeux luisants et les crocs salivants, vers nous, attirée sans doute pas la chair fraîche d'enfants sorciers.
Ce sont les cris de ma sœur aînée qui, finalement, m'ont tirés de ma douce léthargie, tandis que le loup, les muscles bandés, était prêt à bondir sur moi.
"Cours, Ruby, cours !".
Tels étaient les mots qui m'ont fait me lever d'un bond, et me retourner face à ce monstre qui me transmettrait sa damnation. Je restai tétanisée quelques minces secondes, qui me suffirent à ressentir de la peur comme jamais je n'en avais ressentie, avant de partir au pas de course, aussitôt suivie par le loup-garou qui grondait derrière moi. Je crois que, jamais au grand jamais, je n'ai couru dans ma vie comme j'ai couru ce soir-là.
Je me souviens vaguement avoir escaladé les marches qui remontaient sur la côte, et d'avoir dévalé à toute allure la forêt. Mais ce ne fut pas suffisant. Qu'aurait pu faire une enfant de sept ans face à un loup-garou avide de sang, après tout ?
Je me souviens de la morsure, et de la douleur cuisante, brûlante, insoutenable qui avait déchiré mon bras. Je me souviens vaguement être tombée au sol, et avoir eu la peau de mon dos lacérée par des griffes puissantes, trop puissantes pour moi. Je me souviens à peine avoir vu plusieurs éclairs lumineux viser le loup-garou, et le faire s'enfuir en couinant. Je me souviens comme une illusion avoir vu le visage de ma grand-mère, partie à notre recherche, se pencher vers moi, avant de tomber inconsciente.

Ce jour-là, lors de cette funeste et tragique nuit, je devins, à mon tour, un loup-garou. Je me réveillai, quelques heures après, dans ma maison à Londres où mon père m'avait fait transplaner, allongée dans la pièce qui lui faisait office de bureau, où s'entassaient une quantité immensurables de livres de médicomagie, de plantes médicinales et d'onguents en tout genre. Un bandage recouvrait mon bras à l'endroit où j'avais été mordue, la douleur étant encore aiguë, tandis que les plaies qui recouvraient mon dos, mes épaules et mes cuisses étaient enduites d'une potion épaisse et odorante, afin de faciliter la cicatrisation, et d'atténuer les marques sur ma peau.
Mon père était concentré, se focalisant sur mes blessures, voyant en moi plus une patiente dans son cabinet médical que sa propre fille.
Ma mère arriva quelques minutes plus tard par la cheminée, accompagnée de mon frère et de ma sœur, tandis que Tobias, notre elfe de maison, s'empressait de venir les décharger des valises qu'ils portaient dans leurs bras. Les lèvres pincées, et elle me lança un regard dur, et je sentis au fond de moi un sentiment de honte s'installer au creux de mon estomac. Je savais que les loup-garous étaient méprisés et rejetés de la société, et, en devenant l'un d'eux, je brisais ses efforts de faire de nous cette famille parfaite aux regards de tous. D'une petite voix, j'avais soufflé : "On n'est pas obligés de le dire…", ce à quoi elle m'avait répondu, sur un ton cassant : "Bien sûr qu'on ne le dira pas.".
Des larmes avaient coulé le long de mes joues. J'avais honte de ce que j'étais, j'avais honte de ce que j'étais devenue. Et, surtout, j'avais peur, si peur, de devenir totalement incontrôlable et meurtrière pour tous ceux qui m'entouraient.

Les années qui passèrent, je les passais enfermée dans ma chambre, à m'occuper comme je pouvais, tandis que ma mère racontait à tous nos invités que j'avais attrapé une scrofulite extrêmement contagieuse qui m'empêchait de sortir de chez moi. Chaque pleine lune, je vivais dans la peur de tuer, et, bien que prenant méticuleusement la potion Tue-Loup que mon père me préparait soigneusement chaque mois, je m'enfermais dans mes quartiers, demandant à mes parents de renforcer la sécurité autour de ma chambre afin d'éviter tout accident. Je ne pouvais m'empêcher, à chaque fois que je croisais ma mère, de baisser les yeux, rongée par la honte d'être ce que j'étais, tandis qu'elle scrutait mon teint pâle et maladif. Je savais, bien qu'elle prenne soin de moi et s'occupe à ce que je ne manque de rien, qu'elle ne supportait pas de voir sa propre fille atteinte de lycanthropie. Mon frère, quant à lui, évitait de me regarder dans les yeux lorsqu'il venait me parler, et je savais pertinemment qu'il avait peur de moi et qu'il n'osait se montrer trop proche avec moi, de peur que je puisse le contaminer. Ma sœur se montra, elle, extrêmement compréhensive avec moi, devenant ma plus fidèle compagne au fil des mois, allant jusqu'à me faire la promesse qu'elle deviendrait une puissante médicomage et qu'elle trouverait un remède à ma maladie.

Lorsque j'eus onze ans, je reçus, comme tous les autres enfants, ma lettre d'admission qui me permettrai d'aller étudier à Poudlard. Lorsque j'ouvris la lettre scellée aux armoiries de l'école, j'avais ressenti un mélange d'excitation et de stress, d'envie et d'angoisse. Je voulais, moi aussi, me rendre dans ce château aussi mystérieux que magique. Mais je savais que, à cause de ma maladie, mes années d'études pourraient se retourner contre moi. Je ne voulais pas qu'on me rejette à cause d'une chose que je n'avais pas choisie. Je ne voulais pas mettre en danger les autres élèves, je ne voulais pas me mettre en danger moi même. Ma mère, tout comme moi, avait des réticences pour que j'aille à Poudlard, craignant que je ne puisse cacher mon état, que nous avions pris soin de dissimuler toutes ces longues années. Pour mon propre bien, il était peut-être mieux que je reste chez moi. Mais, d'un autre côté, je brûlais d'impatience de pouvoir connaître et côtoyer d'autres enfants de mon âge. Je n'avais jamais eu d'amis, ayant passé mon enfance enfermée entre les murs de ma propre chambre, à me morfondre dans une prison dorée. Je voulais sortir, explorer le monde.
Finalement, ce fut mon père, qui, préoccupé par ma propre éducation, prit la décision qu'il valait peut-être mieux m'envoyer à Poudlard, à condition de prendre les mesures nécessaires pour que personne ne puisse être au courant de ma condition, pas même le directeur ou les professeurs, afin de ne risquer aucune fuite indésirable, pouvant ainsi éviter que je me retrouve totalement en marge de la société. `

C'est ainsi que, quelques mois plus tard, je me suis retrouvée assise dans le Poudlard Express, ma baguette nouvellement acquise dans la poche, et une boule au ventre qui me faisait douter de ma présence ici. Et si, finalement, je ne parvenais pas à cacher ma lycanthropie ? Et si je ne parvenais plus à me contrôler, malgré ma potion Tue-Loup, lors des nuits de pleine lune, et que je blessais mortellement quelqu'un ? Et si, malgré toute mes précautions, quelqu'un finisse par se douter de tout ? Et si, à force de rester enfermée chez moi, sans voir aucune personne qui m'était inconnue, j'avais oublié comment entretenir une relation sociale, et je me retrouvais seule, perdue dans une école que je ne connaissais pas, sans personne pour m'adresser la parole ? Tant de questions qui se posaient à moi, tandis que je paniquais, assise seule à côté de ma soeur Joyce, dans ce wagon qui me conduisait vers un lieu, qui, finalement, ne m'attrayait plus vraiment et m'effrayait.
Je me demandais également dans quelle maison je serais envoyée. Poufsouffle, comme mon frère et ma mère ? Ou encore Serdaigle, comme mon père et ma soeur ? A moins que ce ne soit une autre maison, Gryffondor ou Serpentard ? Au fond de moi, je me disais que, finalement, peu importaient les couleurs que je porterais tant que je m'y sente bien, ce qui, en soit, me paraissait déjà incroyablement compliqué.
Cependant, une fois que le Choixpeau s'était posé sur ma tête et m'avait annoncé quelle était ma maison, j'avais été soulagée d'entendre les applaudissements fuser tandis que je m'asseyais à celle qui serait ma table pour les sept prochaines années, sans que personne ne vienne interrompre les discussions que j'avais avec les camarades que je rencontrais en criant que j'étais une loup-garou, ce qui aurait sans aucun doute provoqué des grimaces dégoûtées et une volonté de ne plus m'adresser la parole pour le restant de mes jours.

Mes deux premières années se déroulèrent sans encombre. Rapidement, j'avais, contre mes propres attentes, réussi à me faire des amis dans ma classe, avec qui je pouvais discuter de tout et de rien et, peu à peu, me laisser aller. Je me faisais discrète, peu désireuse d'attirer l'attention sur moi, persuadée que moins on me verrait, moins on chercherait à en savoir sur moi. La plupart du temps, je me cachais derrière ma sœur, préfète de Serdaigle, afin de ne m'attirer aucun ennui, et de pouvoir me fournir une complice de choix lors de mes virées nocturnes lorsqu'apparaissait la pleine lune. Chaque mois, mon père m'envoyait un colis où, cachées au milieu de nombreux paquets de sucreries que je ne pouvais pas manger, se trouvaient plusieurs fioles de potion Tue-Loup qu'il préparait lui-même, et, lorsque la lune montait dans le ciel, avec l'aide de ma sœur, je descendais et je m'enfermais dans un cachot au plus profond du sous-sol, où nous étions sûres que personne ne viendrait me retrouver, et j'attendais, sous ma forme lupine, mais parfaitement consciente de mes actes, que la nuit passe et que le jour se lève.
Je faisais tout pour éviter de me faire remarquer, me cachant lors des cours au fond de la classe, me réfugiant au milieu d'un groupe d'amis où j'étais loin de prendre le plus la parole, et m'enfermant la plupart du temps lors de nos temps libres dans mon dortoir. Si je n'étais pas exclue et que j'avais quelques amis, j'étais néanmoins inconnue de tous ceux qui n'étaient pas dans ma classe, ceux étant dans la même promotion que moi ne connaissant pour la plupart que mon nom.

Cependant, lorsque vous êtes la fille de Viviane Dawson, vous ne pouvez rester inconnue bien longtemps. Ma mère, habituée des dîners mondains, de se faire reconnaître partout où elle pouvait poser son balai, de se faire photographier à chaque événement officiel dans lequel elle pouvait se rendre, ne pouvait me laisser dans l'ombre bien longtemps. C'est ainsi que, la semaine de ma rentrée en troisième année, un article fut consacré à la célèbre Viviane Petterson et aux membres de sa famille dans les pages à potins de La Gazette du Sorcier. Si l'article avait en réalité été commandé par ma propre mère à un des rédacteurs du journal, avec qui elle avait une liaison depuis déjà quelques mois, afin de renforcer sa popularité en Angleterre et de montrer cet exemple de perfection et de contrôle qui lui tenait tant à cœur, il dressait néanmoins un portrait fidèle, bien qu'amélioré, de chaque membre de ma famille. Mon père et son travail reconnu à St Mangouste. Mon frère et ses débuts au Quidditch. Ma soeur et ses résultats prestigieux aux ASPICS. Ma mère et sa vie dans le monde à paillettes du Londres sorcier. Et, surtout, Ruby Dawson, jeune étudiante à Poudlard discrète et à la santé fragile, qui, sans aucun doute, ne tarderait pas, elle-aussi, à se faire remarquer.
En à peine quelques jours, l'article avait fait le tour de Poudlard. Il suffit qu'on parle de vous pour que, sans que vous n'ayez rien fait, une nuée d'intéressés et d'opportunistes viennent vous voir et souhaitent devenir votre meilleur ami.
Si, les premières minutes, j'étais gênée de voir autant de monde me porter attention, je me rendis vite compte que plus jamais je ne pourrais m'en passer. Même si je ne l'aurai jamais deviné, je voyais à présent que ma mère avait raison, et le plaisir délectable que produisait le fait d'être au centre des discussions. Hélas, je savais également que toute célébrité était éphémère, et que l'effervescence provoquée par cet article ne durerait, dans le meilleur des cas, que quelques semaines, avant que je ne retrouve mon anonymat.

Je profitai donc de la soudaine reconnaissance que j'avais soudain pour former un petit groupe de filles autour de moi, pour me mettre à la tête d'une bande de fille me permettant de diriger peu à peu Poudlard. Je voulais être reine de l'école, je voulais tout commander, je voulais observer les autres étudiants se prosterner devant moi. Si au début, tout en essayant de surfer sur cette légère vague de succès, j'essayais d'apparaître comme la fille sympathique et accessible, toujours prête à rendre service, je me rendis vite compte que c'était en se comportant comme la pire des garces et en faisant rimer provocation avec ragots que je parviendrais à mon but. Il fallait aussi avouer que c'était bien plus amusant et facile de se conduire en méchante qu'en gentille, en faisant tout de même parfois quelques bonnes actions et quelques actes de sympathie pour se faire tout de même un minimum apprécier des autres élèves tout en leur faisant redouter une éventuelle revanche en cas de désaccord. Et, même si je n'oserai jamais l'avouer à voix haute, cela me permettait de me créer un carapace me permettant de masquer qui j'étais vraiment aux yeux des autres, et de faire en sorte que personne ne s'attache réellement à moi afin que personne ne puisse être blessé, au sens propre comme au sens littéral, par mon secret.
Je changeai ainsi totalement de style vestimentaire, suivant avec attention les conseils de ma propre mère publiés dans Sorcière Hebdo chaque mois, et cumulait les actions qui me permettraient de me faire remarquer des autres élèves. Je devins ainsi une it-girl, comme disent les magazines, aux yeux de l'ensemble des élèves, dont le nom était sur toutes les lèvres pour raconter mes multiples frasques. Je me fondais peu à peu dans le personnage de bimbo blonde et écervelée que je me créais, jusqu'à finir par avoir du mal à différencier où commençait la fiction et où terminait la véritable moi.
Je pris également le soin de me lier d'une amitié emplie d'intérêts avec toute personne qui valait la peine d'être connue afin de me créer mon propre réseau. Dès que quelqu'un cherchait quelque chose au sein de Poudlard, il suffisait de venir me voir pour que je lui dévoile, en échange de quelque chose, comment et auprès de qui se le procurer, devenant ainsi une personne indispensable pour tout le monde. Je devins également un objet pur de divertissement, acceptant de prendre chaque défi qu'on me présenterait pour quelques galions, faisant fuser les paris des étudiants sur ce que je serais capable de réaliser ou non, tout en faisant encore une fois parler de moi.

Lorsque j'arrivai à terme de ma cinquième année, Sorcière Hebdo me demanda, en tant que nouvelle coqueluche des adolescents de Poudlard, de réaliser une interview dans leur prestigieuses éditions, faisant, encore une fois, explorer ma notoriété auprès de l'ensemble de mes camarades. Pour la première fois, je pus voir de la fierté dans les yeux de ma mère lorsqu'elle me présenta le magazine en avant première. Sa fille maudite, sa fille damnée, avait réussi à surpasser son handicap et à suivre la voie de sa mère. Mon père, quant à lui, pris ce succès avec plus de réserve. Pour lui, il était essentiel que je me concentre davantage sur mes études avant de penser à ma vie sociale, ce que je trouvais complètement absurde. Je savais qu'avec un bon coup de piston, je pourrais faire n'importe quoi à l'issue de mes études. Apparemment, il trouvait mes résultats aux BUSES décevants. Mais, pour ma défense, je n'avais jamais été dans les meilleurs élèves de ma promotion, les cours ne m'ayant jamais particulièrement intéressés. Je promis néanmoins de faire quelques efforts, et de valider tous les ASPICS auxquels je me présenterais.

Aujourd'hui, je suis en sixième année. Je suis toujours au centre de l'attention, et je jouis de mon statut de reine de Poudlard. J'ai fait remonter mes notes, en demandant à certaines filles de ma bande de réaliser mes devoirs à ma place, ayant des choses beaucoup plus importantes à faire de mes journée. Je garde toujours précieusement secrète de tous ma lycanthropie, me dissimulant les jours de la pleine lune, et prétextant à tous ceux qui pourraient me demander où j'étais passée que j'avais une terrible gueule de bois, ce qui en soit paraît plus que probable, ayant troqué ma cachette dans les cachots pour me réfugier dans la forêt interdite, où j'ai moins de risque de libérer la bête près de mes camarades.
Je sais qu'une rébellion se prépare à Londres, mais je n'en prends pas parti. Je sais après tout que rien ne se passera à Poudlard, sous le nez du Seigneur des Ténèbres, et que jamais je ne me sentirais concernée par ce qui se passe au-dehors.

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Isis.
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Validé #Zeph
Un dernier mot ?
C'est mon dernier mot, Jean-Pierre.


@ Evlee
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Mer 18 Jan - 8:01
hey bienvenue ma belle !
Bon courage pour ta fiche, et comme d'habitude si tu as besoin d'aide ou une questions a nous poser n’hésite pas a venir nous trouver, on mange pas quand on est de bonne humeur ♥
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Localisation : Derrière votre dos. VOUS CROYEZ QUE JE VOUS AI PAS VUS AVEC VOS BOMBABOUSES ?
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Mer 18 Jan - 8:03
Bienvenue o/

_________________
"Mudbloods ? These are filthy creatures that keep on existing when they should not be there."
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Age : 18
Localisation : Là où je pense.
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Mer 18 Jan - 21:36
Hey bienvenue ! Bon courage pour ta fiche, j'ai hâte de voir ce qu'elle va donner. c: J'aime beaucoup ton vava. **
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Date d'inscription : 18/12/2016
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Jeu 19 Jan - 17:21
Bienvenue à toi ^^
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Messages : 133
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Localisation : Au milieu de gâteaux
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Sam 21 Jan - 17:48
Hello et bienvenue ici ! Hâte de voir l'histoire de cette demoiselle :)
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Messages : 37
Date d'inscription : 17/01/2017
Age : 20
Localisation : Derrière toi mon chou ♥
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Mer 1 Fév - 0:04
Merci pour votre accueil ! ♥
Et j'annonce que j'ai terminé ma fiche, n'hésitez pas à me dire si quelque chose ne va pas /o
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Messages : 249
Date d'inscription : 15/10/2016
Age : 18
Localisation : Là où je pense.
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Mer 1 Fév - 15:54

 
Validé !

 

COLLÈGE DE POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE

Directeur : Voldinou

Chère Mrs Dawson,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendrons votre hibou le 31 juillet au plus tard.

Hey ! Te voilà validée, félicitation ! Lors de ton entrée à Poudlard le choipeau a décidé de de placer dans la maison Serpentard. Fais-y tes preuves et montre que tu es digne d'appartenir à la maison du seigneur des ténèbres (en ne te la pétant pas trop non plus...). Tu connais les formalités, fiches de lien, rp machin et tout. Un dernier mot : amuse toi bien !

Veuillez croire, cher Mrs Dawson, en l'expression de nos sentiments distingués.

Monsieur X
Directeur/trice-adjointe
 
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